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L'architecture de terre sur les sites archéologiques. Principes de durabilité vs circonstances et processus de dégradation.
David Gandreau  1@  , Chamsia Sadozaï * , Sébastien Moriset * , Chamsia Sadozaï  1, *@  , Sébastien Moriset * @
1 : craterre  -  Site web
Ministère de la Culture et de la Communication
* : Auteur correspondant

La présence de « terre à bâtir » : terre employée comme matériau de construction, tel que l'a défini Olivier Aurenche dans le dictionnaire illustré multilingue de l'architecture du Proche-Orient ancien (Aurenche 1977 : 167-168 ; Aurenche et al. 2011 : 13-34), est attestée sur les sites archéologiques depuis au moins onze millénaires. Depuis leur émergence jusqu'aux périodes contemporaines, les cultures constructives associées au matériau terre, n'ont cessé de s'enrichir et de se diffuser dans le monde. Les quatre principaux modes de mise en œuvre que sont le torchis, la bauge, la brique et le pisé se sont déclinées en de multiples variantes dont une classification nous est proposée par le laboratoire CRAterre (Houben et Guillaud 1989 ; Fontaine et Anger 2011).

Avec une telle continuité chronologique et une diffusion des techniques sur tous les continents, les sites archéologiques présentant de la terre à bâtir comme matériau de construction des murs, des sols ou des toitures, sont innombrables. Certains sites pré / protohistoriques, encore remarquablement conservés, apportent la démonstration que la construction en terre peut être parfaitement durable dans certaines conditions. Mais dans de nombreux cas, avec le départ des occupants qui en assuraient la maintenance, des processus de dégradation se sont enclenchés qui ont progressivement entrainé leur ruine et parfois même leur disparition quasi-totale (Joffroy 1999).

À travers plusieurs exemples de sites monumentaux orientaux construits en briques crue et désormais inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, cette communication vise à mettre en évidence des principes de durabilité et d'adaptabilité aux changements climatiques des architectures de terre en contexte archéologique, tout en soulignant les circonstances et processus de dégradation qui les menacent. Nous aborderons également la question des enjeux liés à la conservation et la mise en valeur de ces sites au regard des attentes actuelles en termes de patrimonialisation des sites archéologiques en terre et de valorisation de ce matériau pour la construction contemporaine.


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