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Evolution de l'environnement végétal et des activités humaines entre 5100 et 4600 cal. BC dans le bassin aval de la Marne : apport de la palynologie hors-site à la dynamique de peuplement du Néolithique ancien
Chantal Leroyer  1@  , Gisèle Allenet De Ribemont  2@  , Rémi David  3@  , Enora Maguet  4@  , Françoise Bostyn  5@  
1 : MC  (UMR 6566 CReAAH)
Ministère de la Culture et de la Communication
Laboratoire Archéosciences, Université Rennes1, campus de Beaulieu, bât. 24-25, 35042 Rennes Cedex -  France
2 : Inrap  (UMR 6566 CReAAH)
INRAP
Laboratoire Archéosciences, Université Rennes1, campus de Beaulieu, bât. 24-25, 35042 Rennes Cedex -  France
3 : UR1  (UMR 6566 CReAAH)
Univeré Rennes1
Laboratoire Archéosciences, Université Rennes1, campus de Beaulieu, bât. 24-25, 35042 Rennes Cedex -  France
4 : UR2  (UMR 6566 CReAAH)
Université Rennes 2 - Haute Bretagne
Laboratoire Archéosciences, Université Rennes1, campus de Beaulieu, bât. 24-25, 35042 Rennes Cedex, -  France
5 : Inrap  (UMR 8215 Trajectoire)
INRAP
11 rue des Champs, 59650 Villeneuve d'Ascq -  France

Entre 5100 et 4600 cal. BC, le bassin aval de la Marne a connu une forte colonisation du Néolithique ancien, d'abord Rubané Final du bassin de la Seine (RFBS) puis Blicquy-Villeneuve-Saint-Germain (BVSG). Pour cette étape, de loin la mieux représentée, les données archéologiques plaident pour une intensification des implantations durant la phase médiane puis un étiolement final. S'appuyant sur les nombreuses analyses polliniques, effectuées hors-sites en fonds de vallée mais autour des occupations du Néolithique ancien, la question s'est posée de savoir si la palynologie pouvait relater, sur un laps de temps aussi court, une évolution 1) de l'environnement végétal et 2) des activités de ces groupes humains (RFBS et BVSG) ainsi que de leur impact sur le milieu végétal. Outre la haute résolution et les modèles d'âge des différentes séquences polliniques, l'exercice repose sur l'utilisation d'un système de gestion de base de données relationnel (SGBDR) et une modélisation quantitative des données polliniques (modèle REVEALS) qui vise une meilleure reconstruction du couvert végétal en intégrant les biais inhérents à la discipline.

D'après les comptages polliniques et leur modélisation, les premiers néolithiques (RFBS) semblent arriver dans un environnement constitué de boisements assez clairs où se mêlent composants de la chênaie-tillaie, essences de lumière et tapis herbacé. Une densification des tillaies se marque ensuite durant le BVSG alors que les zones de prairies augmentent. Certes dépendantes de la fiabilité des modèles d'âge et influencées par la proximité plus ou moins marquée des séquences polliniques avec les occupations, les données polliniques permettent de discerner des rythmes d'appropriation du milieu par les groupes du Néolithique ancien. Jusqu'à environ 4900 cal. BC, l'empreinte humaine reste très ténue. Ce n'est qu'aux alentours de 4800 cal. BC que la pression sur les boisements et les activités agricoles sont vraiment perceptibles. Ensuite, vers 4700-4600 cal. BC l'enregistrement d'activités agro-pastorales est moins systématique, traduisant un impact moins marqué sur le milieu et une reprise forestière après l'abandon des terres. Cette évolution perçue au travers des séquences polliniques implantées hors-sites fait donc un parfait écho aux données pluridisciplinaires acquises intra-sites.


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