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Technologies 3D appliquée à l'étude de l'art paléolithique : possibilités, apports et limites.
Oscar Fuentes  1@  , Julie Lepelé  2, *@  , Geneviève Pinçon  3, *@  
1 : UMR 7041 Ethnologie-Préhistorique
ARSCAN
2 : Infographiste 3D
Centre National de Préhistoire
3 : Directrice du Centre National de Préhistoire
Centre National de Préhistoire
* : Auteur correspondant

Toute étude portant sur l'art paléolithique, qu'il soit sur support pariétal ou sur des objets mobiliers, s'appuie sur une série d'actions analytiques, comme le relevé et qui se développent depuis plus d'un siècle. Ces démarches d'analyse sont indispensables à la compréhension de la pensée des sociétés préhistoriques. L'art graphique permet en effet d'entrer dans la dimension de la pensée des sociétés. Depuis la révolution numérique, les technologies 3D bouleversent continuellement les pratiques des chercheurs, comme cela a été le cas avec la photographie dans les années 70. Ainsi, les innovations techniques n'ont eu de cesse d'influer sur les méthodes et cadres de fonctionnement.

S'appuyant sur deux travaux complémentaires, menés sur de l'art pariétal et mobilier, nous avons développé des processus techniques visant à exploiter les potentialités des écosystèmes 3D dans des actions de recherche. Ces process nous ont permis de faire dialoguer deux cadres de fonctionnement (2D-3D), que nous proposons d'illustrer.

Nous proposons de présenter ces processus techniques appliqués d'une part, à l'étude de l'art pariétal de la grotte ornée de Comarque (Dordogne), du fait de sa non-accessibilité actuelle. D'autre part, à l'étude de l'art gravé sur pierre calcaire provenant des sites de Lussac-les-Châteaux, que sont les Fadets et la Marche (Vienne). Ces deux contextes différents mais complémentaires, ont été l'occasion pour nous d'affiner la démarche et de voir les apports et limites de la 3D.

Nous avons choisi d'utiliser le logiciel Blender (open-source), car il offre une panoplie d'outils aidant à l'analyse des volumes. Par exemple, Il est possible, de projeter sur le modèle 3D, des relevés vectoriels réalisés en 2D. Mais, il est surtout possible de faire un relevé directement sur le modèle 3D, ce qui permet de prendre en compte les informations relatives au volume. Ceci a été réalisable grâce au travail commun, mené au Centre National de Préhistoire, entre l'archéologue et l'infographiste 3D.

Ce nouvel usage de la 3D appliquée à l'étude de l'art paléolithique, permet de dépasser les limites inhérentes aux approches traditionnelles (relevés 2D) et de révéler des potentialités intéressantes et innovantes pour les recherches à venir.



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