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« Aux origines de la monnaie fiduciaire ». Regards croisés sur l'apparition de la monnaie de bronze celtique
Sylvia Nieto-Pelletier  1@  , Catherine Grandjean  2@  , Murielle Troubady  3@  , Thierry Massat  4@  , Maryse Blet-Lemarquand  5@  
1 : Institut de Recherches sur les Archéomatériaux - Centre Ernest Babelon  (IRAMAT-CEB)  -  Site web
Centre National de la Recherche Scientifique : UMR5060, Université d'Orléans
3D, Rue de la Férollerie 45071 Orléans cedex 2 -  France
2 : Université de Tours, Cethis
Université François Rabelais - Tours
3 : Institut de recherche sur les Archéomatériaux - Centre Ernest-Babelon (IRAMAT-CEB)
CNRS : UMR5060, Université d'Orléans
4 : Inrap
INRAP
5 : Institut de recherche sur les archéomatériaux - Centre Ernest-Babelon (IRAMAT-CEBB)  (IRAMAT-CEB)
CNRS : UMR5060, Université d'Orléans

La communication proposée s'inscrit dans le cadre du projet ATMOCE consacré à l'atelier monétaire gaulois d'Orléans ainsi qu'à la production, la diffusion et l'usage des monnaies en alliage cuivreux attribuées aux Carnutes aux IIe et Ier siècles av. n.è. Plus largement, la réflexion s'articulera autour des questions relatives à l'adoption de la monnaie de bronze et à celles de la fiduciarité à l'appui de la documentation numismatique et archéologique associée aux analyses de composition métallique réalisées depuis plusieurs années à l'IRAMAT sur des pièces en alliage cuivreux de diverses régions de la Gaule.

Les recherches déjà menées pour le monde grec sur ces problématiques ont donné lieu en 2012 à une table ronde (C. Grandjean et A. Moustaka dir. Aux origines de la monnaie fiduciaire. Traditions métallurgiques et innovations numismatiques, Ausonius, 2013) dont les résultats apporteront une utile confrontation entre des monnaies issues de différentes régions de Méditerranée occidentale et qui présentent, au moins partiellement, certaines similitudes. Née dans le domaine colonial, Grande-Grèce et Sicile, vers le milieu du Ve siècle av. n.è., soit un siècle environ après l'introduction de la monnaie dans ces régions, la monnaie de bronze grecque est d'abord, du moins en Sicile, une monnaie coulée avant d'être frappée.

C'est au début du IIe siècle av. n.è, soit un siècle environ après la naissance de la monnaie celtique, que les espèces en bronze apparaissent sur de nombreux sites gaulois, à une période où la société celtique connaît de profondes évolutions. En Gaule, ces premiers exemplaires en bronze sont des exemplaires coulés (potins) qui circulent à des échelles plus ou moins vastes dès La Tène C2 (200-150 av. n.è). Les premiers bronzes frappés semblent apparaître dans un second temps, à partir du milieu du IIe siècle av. n.è. L'ensemble de ces espèces, coulées et frappées, est encore en usage bien après la conquête césarienne selon des chronologies qui varient en fonction des régions d'émission.

Ainsi, le propos s'organisera autour de différents aspects qui offriront la possibilité, in fine, d'enrichir le dossier relatif aux usages monétaires. Les contextes, au sens large, au cours desquels apparaissent les monnaies de bronze au sein des sociétés étudiées, la nature des autorités émettrices, les techniques de fabrication, la question du contrôle des poids, les compositions métalliques sont autant de points qui seront abordés et confrontés.



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