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La grotte d'Atxurra (Pays Basque): un nouveau sanctuaire majeur du Magdalénien dans la région cantabrique
Garate Diego  1@  , Rivero Olivia  2@  , Joseba Rios-Garaizar  3@  , Juan F. Ruiz, Intxaurbe Iñaki, Sergio Salazar CaÑarte  4@  , Medina Alcaide María Ángeles, Arriolabengoa Martin, Libano Iñaki@
1 : IIIPC-Universidad de Cantabria
2 : Universidad de Salamanca
3 : Centro Nacional para la Investigación sobre la Evolución Humana  (CENIEH)
Paseo Sierra de Atapuerca, 3, 09002 Burgos -  Espagne
4 : Universidad de Cantabria

La grotte d'Atxurra est connue depuis la fin du XIXe siècle par la présence de restes d'ours des cavernes. Le gisement archéologique n'est pas découvert qu'en 1929 par J.M. Barandiarán, qui le fouilla entre 1934 et 1935. Les résultats furent publiés très brièvement beaucoup plus tard (Barandiarán 1961), et après réviés partielle (Barandiarán Maestu 1967 ; Fernández Eraso 1985).

 

En 2014, sous la direction d'un de nous (DG), la fouille fut reprise dans le but d'évaluer la potentialité du gisement. Les deux premières campagnes mirent en évidence une longue séquence archéologique depuis le Gravettien jusqu'au Magdalénien supérieur, avec un matériel archéologique abondant. Pendant la 2ème campagne de fouilles en 2015, la prospection pariétale à l'intérieur de la cavité fut entreprise par D. Garate et I. Intxaurbe qui découvrent plusieurs panneaux ornés de dizaines de gravures.

 

Dans une première approche, nous avons pu identifier au moins quatorze secteurs ornés sur les parois droite et gauche, trois d'entre eux présentant des concentrations très denses de gravures superposées. La complexité de l'accès à l'art pariétal et la quantité des figures ne permettent, pour l'instant, qu'une estimation globale de leur nombre autour de 100 représentations figuratives.

 

Il s'agit en majorité de représentations animales, notamment des chevaux, bisons et bouquetins, ainsi que des biches et des aurochs. La technique est principalement la gravure très fine, parfois avec de la peinture noire, très mal conservée. Les conventions de représentation des motifs figuratifs sont récurrentes, avec cornes et pattes en perspective correcte et de nombreux détails anatomiques internes : pelage, détourages, etc. Tous les motifs identifiés jusqu'à présent montrent une grande cohérence stylistique et peuvent être attribués au Tardiglaciaire, notamment au Magdalénien moyen et supérieur.

 

Au même temps, sur quelques banquettes, on a pu identifier de sol inaltérés avec du matériel archéologique et avec une grand quantite du restes carboneuses.

 

Toutes ces donnés nous permettent de considérer la grotte d'Atxurra comme un nouveau sanctuaire majeur qui, un fois plus, nous aide à remplir un vide en matière d'art pariétal pour le Pays Basque.


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