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Du cuivre gallois en Bretagne : nouvelles analyses chimiques et isotopiques du dépôt de Tréboul
Cécile Le Carlier De Veslud  1, *@  , José Gomez De Soto  2, *@  , Alan Williams  3, *@  
1 : Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire  (CReAAH)  -  Site web
Universite de Rennes 1
Université de Rennes 1Bâtiment 24-25 Campus de Beaulieu263, Avenue du général LeclercCampus de BeaulieuCS 74205 -35042 Rennes Cedex- France -  France
2 : Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire  (CReAAH)  -  Site web
CNRS : UMR6566
Université de Rennes 1Bâtiment 24-25 Campus de Beaulieu263, Avenue du général LeclercCampus de BeaulieuCS 74205 -35042 Rennes Cedex- France -  France
3 : University of Liverpool [Liverpool]  -  Site web
Liverpool L69 3BX -  Royaume-Uni
* : Auteur correspondant

Le dépôt, mis au jour en 1948 à Tréboul (commune de Douarnenez, Finistère) est l'un des dépôts les plus importants du quart nord-ouest de la France pour la période du Bronze moyen I atlantique. Il est éponyme de l'horizon métallurgique qu'il représente. A ce titre, de nombreuses publications lui sont consacrées, concernant essentiellement l'attribution typologique.

Les premières analyses sont réalisées en 1958 par J. Briard et J.R. Maréchal. D'autres suivent jusqu'aux dernières réalisées par ICP-AES en 1996. Si ces analyses permettent de définir une composition chimique originale du métal (taux assez élevés en nickel et antimoine, taux bas en arsenic, présence de plomb à forte teneur pour certains objets), la précision de ces dernières reste cependant sujet à discussion. 78 nouvelles analyses chimiques élémentaires (pour un total 142 objets) ont été réalisées par ICP-AES en 2014 abordant toutes les catégories fonctionnelles d'objets, au Laboratoire Archéosciences de Rennes (UMR CReAAH) et 5 analyses isotopiques du plomb ont été réalisées à l'IUEM Brest par MC-ICP-MS.

Les analyses élémentaires montrent une faible variabilité chimique pour l'ensemble des éléments en trace, marquant ainsi une identité chimique bien identifiable et différente des autres périodes de l'âge du Bronze pour le nord-ouest de la France. Certains objets sont effectivement riches en plomb. Cependant ils ne présentent aucune différence avec les autres objets en bronze à l'étain uniquement au niveau de la teneur des éléments en trace ni en ce qui concerne les analyses isotopiques, excluant l'hypothèse d'un ajout de plomb de provenance exogène.

La comparaison de ces analyses élémentaires et isotopiques avec des objets de l'horizon d'Acton Park au Royaume-Uni montre une remarquable ressemblance. La comparaison avec les minerais de cuivre de la mine de Great Orme (Pays de Galles) ainsi qu'avec le métal produit à partir celui-ci, marque également une même identité. Ainsi donc, il semblerait que le métal ayant servi à produire les objets à base cuivre du nord-ouest de la France et d'outre-Manche durant la période du BMI atlantique soit de même origine. Il est fort probable qu'il provienne de la mine de Great Orme. Cette mine présentant une minéralisation en cuivre combinée à une autre en plomb, il est fort probable que la présence en plomb dans les objets soit liée à cette particularité. Cependant, correspond-il à un ajout volontaire ? Difficile de le définir, les teneurs variables en plomb pourraient laisser penser plus à une présence accidentelle.


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