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Le bronzier est-il iconoclaste ? Savoir faire et savoir détruire des objets à l'âge du Bronze
Sylvie Jurietti  1, *@  , Mareva Gabillot  2, *@  
1 : Musées de Lons-le-Saunier
Musées de Lons-le-Saunier
Lons-le-saunier -  France
2 : ARTEHIS  (ARTEHIS)
Centre National de la Recherche Scientifique - CNRS
* : Auteur correspondant

Parmi les dépôts de l'âge du Bronze, nombreux sont ceux qui ont livré des objets fragmentés et/ou déformés. C'est d'ailleurs sur la base de ce constat que ces dépôts ont d'abord été considérés comme le résultat de la collecte d'objets cassés, en vue de leur recyclage par le bronzier.

 

Plusieurs pistes d'analyse de ces fragmentations ont été envisagées, en particulier par Mareva Gabillot et Céline Lagarde. La détermination de l'indice de métal déposé (IMD), l'étude de la masse et de la taille des fragments, l'identification des dommages, fournissent des éléments qui permettent de comparer les dépôts entre eux.

 

Ces travaux, ainsi que l'expérimentation livrent une seule certitude. Casser un objet en bronze est certes faisable, mais requiert un niveau de savoir-faire technique important : maîtrise de la chauffe de l'objet jusqu'à la bonne température (autour de 400° C) et frappe précise.

 

Cette étude se propose d'appréhender la question de la fragmentation sur un type d'objets, par exemple les épées. Basée sur quelques dépôts du Centre-Est de la France, elle a pour objectif d'identifier d'éventuelles règles de fragmentation, non plus au sein d'un dépôt, mais pour des objets de même type.

 

Le recensement des stigmates visibles sur les fragments apportera de nouveaux éléments pour essayer de comprendre les gestes et d'aborder la question de leurs auteurs.


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