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Approches archéométallurgiques des dépôts non funéraires de la fin de l'âge du Bronze en France (1250 à 800 BCE)
Kevin Costa * , Patrice Brun  1@  , Benoit Mille  2@  
1 : ArScAn  -  Site web
CNRS : UMR7041
Maison rené Ginouvès Archéologie et Ethnologie 21 allée de l'Université 92023 Nanterre Cedex -  France
2 : Laboratoire de Recherche et de Restauration des Musées de France  (C2RMF)
CNRS : UMR171, MIN CULTURE
Palais du Louvre 14 quai François Mitterand 75001 PARIS -  France
* : Auteur correspondant

Le mobilier métallique, constituant des dépôts funéraires ou non, est délibérément délaissé pour des motivations diverses. Pour étudier les dépôts non funéraires, une base de données interdisciplinaire de ces derniers, à dominante métallique, a été réalisée dans le cadre du programme ANR DEPOMETAL et un travail sur les compositions élémentaires du mobilier à base de cuivre a été mené à l'échelle nationale pour la période de 1150 à 800 BCE. Cette étude va poser des questions quant à l''importance des facteurs naturels et culturels au niveau du mobilier métallique des deux complexes culturels atlantique et nord-alpin. Un protocole statistique permettant des regroupements chronologiques et géographiques du mobilier a été élaboré et combiné à un SIG afin de caractériser les compositions élémentaires. Pour a période comprise en 1250 et 1150 BCE, les compositions élémentaires diffèrent de manière significative entre l'Est et l'Ouest de la France. Entre 1150 et 950 BCE, on notera la forte influence de la culture RSFo jusqu'au centre-ouest de la France. Cette observation met en évidence des relations déjà observées pour les périodes précédentes mais jamais démontrées pour ces dates. Entre 950 à 800 BCE, la différence majeure avec la période précédente est le regain des réseaux atlantiques dans le centre-ouest de la France. Ainsi, il semble possible de montrer que le facteur culturel, et donc identitaire, oriente fortement les choix au niveau des réseaux d'approvisionnement et influe sur la localisation des gisements exploités. L'étude offre un nouvel éclairage des réseaux d'approvisionnement pour la fin de l'âge du Bronze en France en révélant l'indépendance des réseaux d'échange en fonction des appartenances culturelles. Le facteur culturel et donc identitaire orientait fortement les choix au niveau des réseaux d'approvisionnement et influait sur la localisation des gisements exploités. Cette conclusion est particulièrement novatrice pour la façade atlantique, souvent présentée encore comme dépourvue du cuivre et dépendante d'importations alpines. Il s'avère que les cuivres utilisés en Bretagne et au Nord-Ouest du Massif Central ont des signatures chimiques différentes des cuivres alpins. Il convient, dorénavant, de déterminer s'il s'agit de cuivres locaux, du Massif Armoricain ou du Massif Central, ou d'importations autres que celles du massif alpin.


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